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Auteur(s): Hérard & Da Costa

L’Architecte et le boulanger

Sur la route

Il faut se rendre à Neuville-sur-Seine par la route nationale 71 pour passer devant la boulangerie d’Éric et Jacqueline ou choisir de s’y arrêter. Nous enfourchons notre bicyclette depuis la gare de Troyes. Sûrement pour mieux éprouver les quelques quarante-et-un kilomètres de bitume qui nous séparent de notre destination. Après avoir quitté la morne périphérie industrieuse troyenne, délaissée depuis des décennies par le textile, nous remontons la vallée de la Seine en longeant les immenses sablières creusées dans les méandres du fleuve. Le vent se lève, il souffle fort dans la vallée qui se fait de plus en plus étroite à l’approche du Pays Barséquanais. Ses coteaux, arasés par la conquête des cépages à forts rendements sur les versants les mieux exposés, accueillent le vignoble le plus au sud du vignoble champenois qui s’étend entre l’Ource et l’Aube, sur un terroir composé de marnes argilo-calcaires. Le récent développement[1] de cette région viticole a largement encouragé le défrichage. Le paysage de la Côte des Bars est donc marqué par une ligne de falaises artificielles, hérissées des restes de forêts de résineux.

Au bord de la route, des signes de richesse apparaissent : demeures et édifices religieux médiévaux en pierre blanche de Bourgogne parfaitement rénovés, hangars « décorés » avec les enseignes des grands crus, constructions neuves trônant sur leur butte-garage et ornementées de pierre plaquée devant une maçonnerie de parpaings. La voiture, ou plutôt sa version musclée façon S.U.V., est reine dans ce paysage de « campagne urbaine ». La réussite des vignerons maintien une forte activité économique, à mi-chemin entre Auxerre, Troyes et Dijon. Les déplacements quotidiens pour se rendre au travail, accéder aux loisirs, faire les courses, emmener les enfants à l’école sont longs et nombreux. Néanmoins, cette ville diffuse, discontinue, polycentrique, étalée est une réalité avec laquelle les habitants périurbains doivent composer, tout en étant les acteurs de son propre développement.

La boulangerie

En attendant que les routards coupent leurs moteurs pour économiser l’essence, notre périple aller touche à son but. À proximité de Buxeuil, un panneau indique un contournement du village, ainsi que ceux de Neuville-sur-Seine, Gyé-sur-Seine et Courteron. Nous empruntons cette portion plus routière au milieu du flux de camions. Après avoir longée au plus près la Seine et l’ancienne ligne de chemin de fer désaffectée Troyes-Dijon, la route suit quelques longues courbes bordées d’alignement de peupliers. Nous apercevons au loin une petite zone d’activités, accolée à la route nationale. En cette journée d’hiver à la faible luminosité, le premier bâtiment laisse transparaître la lueur des éclairages intérieurs de la boutique. Les grands volets de la boulangerie dessinée par les architectes Hérard & Da Costa sont levés, signe que la boulangerie est ouverte. Sur trois des façades du bâtiment, ces douze volets offrent un couvert pour la terrasse, l’accès clients et les livraisons. Suivant la saison et la météo, ils protègent de la pluie ou du soleil, et créent un espace extérieur au commerce. Fermés, ils sécurisent davantage le bâtiment, plutôt qu’un simple rideau métallique. Les volets, bardés d’une plaque de polycarbonate opalescent comme le reste des façades, apportent une lumière diffuse à certains espaces. Aussi, avant l’ouverture de la boutique, au petit matin, l’éclairage dissimulé dans la double peau allume une lanterne au bord de la route, et signale l’activité matinale du boulanger dans l’atelier de préparation.

Car la motivation de la construction de cette boulangerie reste bien le maintien de l’activité commerçante dans le village. A Neuville-sur-Seine, l’ancienne route nationale traversait le village aux rues étroites avant le tracé du contournement. Des constructions jamais frappées d’alignement, dont notamment l’église, empiètent sur la chaussée. Des porches mènent à un réseau de ruelles qui serpentent entre les maisons en pierre blanche. Cette partie la plus ancienne du village est contenue entre la Seine, dont le lit ne dépasse pas dix mètres de large à cette hauteur, et un petit affluent, la rivière de La Laignes. Peu adaptées à l’évolution des besoins en termes de confort d’habitat et de desserte pour le commerce, de nombreuses bâtisses sont abandonnées, certaines déjà en ruine depuis longtemps. Dans ce contexte, le maintien de petits commerces en milieu rural est un enjeu politique. Le maire décide donc de créer une zone d’activité à proximité de la route nationale au détriment du centre-bourg. Le boulanger, inquiet de la baisse de son chiffre d’affaire, risque en effet de fermer son activité dans le village, s’il ne disposait pas d’un local commercial à proximité immédiate des flux automobiles pour capter le chaland. La modification du règlement d’urbanisme permet l’aménagement de la zone d’activité, mais nécessite la réalisation d’une bretelle d’accès par les services départementaux en charge de la voirie afin de sécuriser les entrées et sorties sur cette portion rapide.

Aujourd’hui, hormis la boulangerie d’Éric et Jacqueline, un panneau de chantier défraîchi annonce l’hypothétique construction d’une menuiserie. Un peu plus loin, un chien aboie derrière le grillage simple torsion implanté à l’arrière d’une petite maison de constructeur recouverte d’un enduit monocouche gratté, ses volets roulants en PVC blanc descendus, signe que les occupants, probablement un couple de primo-accédant, s’activent sur la route pour rejoindre leurs lointains lieux de travail. En effet, les autres lots invendus ont été cédés par les élus à des particuliers pour la construction de trois modestes pavillons en bord de route nationale.

Économe

Le couple de jeunes architectes Frédérique Hérard et Natalina Da Costa, implantés au village depuis 2009, reçoivent la commande de la boulangerie en 2012. La motivation des clients est portée sur la visibilité de leur commerce, le faible coût[2] et la rapidité d’exécution de la construction. La réputation des architectes pour l’expertise dans la construction bon marché attire les clients privés. Ils ont déjà construit leur maison-agence[3], une maison d’habitation[4] à Neuville-sur-Seine, plusieurs maisons à Landreville[5], une autre[6] dans un lotissement et une à Magny-Saint-Médard[7]. Le montant de travaux pour chacune des maisons individuelles de cette série correspond à la capacité d’endettement d’un couple avec des revenus médians. Depuis quelques années, l’application de la dernière règlementation thermique[8], tarit ces commandes privées ; le surcoût de construction pour atteindre la performance demandant un surendettement trop important. En 2013, le chantier de la boulangerie est rondement mené de mars à juillet. Cette exceptionnelle rapidité, 5 à 6 mois, est le fruit d’une optimisation de la structure, d’un détournement des procédés standardisés de construction industrielle pour l’enveloppe extérieure et les finitions intérieures.

Chez Hérard et Da Costa, la conception débute, dès les premières esquisses, par le dessin d’une charpente métallique optimisée. Les portiques sont positionnés sur une trame régulière afin d’effectuer une seule fois le calcul de dimensionnement des poteaux, arbalétriers et pannes. L’optimisation est jusqu’au-boutiste, puisque tous les portiques sont identiques ; mêmes ceux des pignons alors qu’ils reprennent moitié de la descente de charge. Cette dernière travée rend possible l’extension, plutôt que l’économie minime de faibles sections sur les deux portiques à l’extrémité du bâtiment. Les architectes ont intégré la compétence de prédimensionnement des profilés métalliques. Ils prescrivent par exemple des IPE de 270mm pour les arbalétriers, pannes ou poutres, au lieu d’un 300mm calculé par l’ingénieur d’exécution. Ils dessinent les jambes de force pour le contreventement, soudées aux arbalétriers puis boulonnées aux HEA qui assurent les descentes de charge verticale. Ils partagent cette culture de la construction métallique avec Jean-Pierre Franzon[9]. Dans son atelier basé à Troyes, usinage et soudure des profilés standards précèdent le montage sur site des structures métallique. Le bureau d’étude de l’entreprise est équipé du logiciel Tekla Structures© dédié à la modélisation tridimentionnelle. La méthode de dessin technique est précise : placement des profils sur les axes de construction, et gestion de l’interface entre éléments. Imprégnés de cette réalité constructive, Hérard et Da Costa, adaptent la surface du programme à la position impérieuse de la structure. Ainsi, l’architectonique commande la dimension et la qualité spatiale des volumes habitables.

Dans la boulangerie, l’optimisation des travées et entraxes de 4,84m entre chaque portique est déterminée par les éléments de construction employés : ici deux grands volets de 2,40 x 2,40m espacés par 2cm de jeu. Les volets sont constitués d’un cadre métallique recomposé avec des tubes creux de profils carrés. Deux pivots soudés à un précadre boulonné à la charpente permettent l’articulation en tête du volet. L’ouverture et la fermeture est assurée par deux vérins à ressors habituellement monté sur des haillons de camion. Le tarage des ressors aide l’ouverture manuelle du volet, la fermeture sans à coup, et permet de supporter les efforts au vent ou la surcharge de neige. En cour d’étude, il a été envisagé de les automatiser ; et même si cette option n’a pas été retenue, le détail d’assemblage rend encore l’adaptation possible. Cette méthode de conception systémique est déclinée pour la vêture, le remplissage et le cloisonnement intérieur. Le bardage, vissé sur des traverses métalliques horizontales entre portiques, est un assemblage de simples plaques ondulées à pose verticale : en polycarbonate opalescent sur la boulangerie, mais sur la plupart des autres projets en aluminium ou en fibrociment. L’éclairage de la double enveloppe est intégré au niveau du relevé d’acrotère afin de permettre le remplacement des réglettes fluorescentes. Il occupe le vide de construction formé par les portiques, entre le polycarbonate et les plateaux métallique à emboitement ; la sous-face de ces panneaux sandwich isolés étant directement visible à l’intérieur.

Envers et contre tous

Les riverains perçoivent cette architecture dépouillée avec circonspection. À Neuville-sur-Seine, en plus de la boulangerie au bord de la route nationale, deux maisons s’installent à proximité du cimetière de l’autre côté de La Laignes. D’autres sont construites dans les villages alentours. Dans cette région éloignée de toute culture urbaine, les Neuvillois véhiculent de nombreux préjugés. La place pour la différence, y compris en terme d’architecture, n’est pas facile à trouver dans ce petit village de 426 habitants. Le travail des architectes Hérard et Da Costa n’est pas compris. Il se heurte également à l’incurie des élus locaux et à la mollesse des représentants de l’Ordre. A chaque concours de maîtrise d’œuvre, les propositions audacieuses d’une bonne qualité architecturale déplaisent, les mauvaises sont écartées par leurs trop faibles valeurs techniques, les plus convenues l’emportent.

Pourtant, Frédérique Hérard est originaire de la région. Né en 1979, il ne coupe jamais complètement les liens avec sa famille et son ancrage dans le village de Neuville-sur-Seine. Après des études à l’Ecole d’Arts Appliqués Olivier-de-Serres[10], il entre à l’Ecole d’architecture, de la ville et des territoires de Marne-la-Vallée. Diplômé, il intègre l’agence Lacaton et Vassal, pour laquelle il sera chef de chantier sur les projets du Pôle Universitaire de Sciences et de Gestion à Bordeaux, le Hall d’exposition à Paris Nord Villepinte, et l’Ecole d’architecture de Nantes. Durant toutes ses études et son expérience professionnelle parisienne, il ne rate pas un week-end pour revenir chasser et pêcher dans l’Aube. Pourtant, suite aux polémiques liées à la construction de leurs bâtiments jugés trop exogènes, une bonne partie des gens de son village, dont certains de ses anciens amis d’enfance, l’abhorre. Cependant, l’homme aux premiers abords rustres, vrai chasseur, vrai pêcheur, architecte frénétique, bricoleur invétéré et constructeur à l’occasion, reste d’une rare gentillesse.

Natalina Da Costa est née en 1977 dans la banlieue de Porto. Elle intègre l’École d’architecture de Porto, alors très influencée par Alvaro Siza et Souto De Moura, figures portugaises du courant appelé par l’historien Kenneth Frampton[11] le « régionalisme critique ». A la fin de ses études, elle décide de quitter le Portugal en opposition avec les enseignements de l’école de Porto. Sûrement à cause de ses origines populaires, cette blanche et pure architecture, construite avec une profusion de matériaux nobles – pierre, stucco, béton, bois massif – une mise en œuvre complexe et sur-mesure, lui semble peu adaptée à un usage quotidien et domestique. Elle est à la recherche d’une architecture plus pragmatique, plus standardisée, plus contextuelle, dont l’accès et la compréhension serait moins élitiste et plus démocratisée. Devenue Neuvilloise, elle cultive patiemment ses orchidées dans la serre de leur maison-agence dont les volumes et intérieurs ne sont pas sans rappeler la House A de Ryue Nishizawa construite à Tokyo en 2006.

Tous deux se rencontrent chez Lacaton et Vassal autour d’un carnet d’implantations de corps de chauffe et d’équipements sanitaires. Le couple à la scène comme à la ville joue de leur complicité : « Natalina pense, Frédérique construit ! ». Leur architecture n’est que construction, aucune place au langage[12] ni à l’ambiguïté. Ils se révulsent à l’idée que l’architecture soit réduite à un objet de perception visuelle, ou à la magnificence des détails constructifs d’un Glen Murcutt ou Sean Godsell, qu’ils considèrent comme des architectes maniérés. Moins universalistes que leurs maîtres à penser Lacaton et Vassal, ils sont plus attentifs à la valeur d’usages, aux contextes, au climat et à la topographie.  Nombre de leurs projets présentent un grand mur plein au Nord, semi-enterré, en maçonnerie, sur lequel vient s’accrocher la  charpente métallique en acier, des panneaux de remplissages en aluminium, quelques murs de faible épaisseur et de fines menuiseries. Ces éléments mis à nu confèrent à leur architecture une sublime fragilité. La fragilité est donc le grand sujet de leur travail, une fragilité dont le territoire où ils travaillent est l’antithèse symbolique. Voilà peut-être pourquoi ils construisent si vite, afin de ne pas être rattrapés par le principe de réalité du contexte populiste dans lequel ils évoluent.

Maîtrise d’œuvre radicale

La boulangerie et les maisons construites à Neuville-sur-Seine sont leur manifeste. Ni hangars, ni savantes, construites pour très peu cher, d’une réelle simplicité constructive, présentant des qualités spatiales et d’usages indéniables, leurs architectures offrent une plus-value encore plus surprenante pour des constructions légères réputées peu performantes thermiquement. Après plusieurs années de retour d’expérience, ces maisons consomment peu d’énergie[13], alors que, paradoxalement, elles ont du mal à obtenir un résultat positif au calcul de réglementation thermique. Car le calcul est défavorable dans son algorithme aux solutions non conventionnelles. Par ailleurs, les ratios de consommation au mètre carré tiennent toujours compte d’une hauteur sous plafond standard à 2,50m. Or, les bâtiments d’Hérard et Da Costa proposent systématiquement une hauteur sous plafond supérieure, des doubles hauteurs, des volumes sous rampant habitables, minimisant d’autant plus les consommations rapportées aux volumes chauffés[14]. De plus, la structure métallique est facilement transformable, démontable et même revendable[15]. A contrario, une telle structure en métal, les plateaux de remplissage et le bardage demandent énormément d’énergie grise[16] étant donné que l’acier nécessite 30 à 300 fois plus d’énergie pour la fabrication que le bois. D’ailleurs, ils évoluent sur les derniers projets étudiés à l’agence, vers le dessin de charpente bois[17]. La richesse de leur architecture réside donc dans son instantanéité, dans l’intérêt de détourner des produits de fabrication courante qui ne coûtent pas cher aujourd’hui car ils n’intègrent pas leurs coûts environnementaux. Cet anoblissement de la matière pauvre n’est pas sans rappelé le travail de Jean Prouvé pour les stations-services modulaires à la fin des années soixante, début soixante-dix, qui ont marqué les premiers pas de l’équipement en services et commerces du territoire périurbain.

Pour arriver à leurs fins, Hérard et Da Costa exerce la maîtrise d’œuvre avec une précision méthodologique. Le travail de dessin est rigoureux, peu partagé, pour éviter les pertes d’informations et toutes inexactitudes, même si un dessinateur indépendant les assiste occasionnellement. Chaque charpente métallique est validée par une modélisation tridimensionnelle en modelage et surtout pas en objets BIM[18]. Les détails d’assemblage sont pensés dès l’avant-projet dans des coupes à grande échelle au 1/10ème ou 1/20ème.  Au moment de l’appel d’offre, le dossier graphique de consultation est constitué d’immenses plans d’exécution légendés, avec de nombreux renvois et zooms ; la question du graphisme de plans ne se pose pas pour la lisibilité, tous les traits sont à la même épaisseur de plume. Mais cette maîtrise ne s’arrête pas aux dessins, prérogatives revenant à minima à l’architecte. Ils réalisent eux-mêmes l’économie du projet et la rédaction des descriptifs pour un maximum de corps d’état : fondations, gros-œuvre béton, structure acier, bardage, isolation, menuiseries extérieures et intérieures. Ils s’entourent de bureaux d’études techniques uniquement quand la maîtrise d’ouvrage le leur impose ; contractent leurs parts d’honoraires au minimum[19] ; et n’ont jamais recours à un cotraitant économiste de la construction. Il suffit d’observer leurs bâtiments pour constater le résultat obtenu. Les couvertines qui coiffent les relevés d’acrotère ou les chéneaux encastrés sont un détail d’assemblage à sec étanche, sans joint de silicone, entre deux éléments fendus et glissés l’un dans l’autre, maintenu par un rivet pop sur la face non visible. Leur démarche reste celle d’un artisan, très outillé et renseigné, mais qui produit des objets savamment bricolés. L’extension du domaine de compétences vers un profil d’architecte-bricoleur-chasseur-ingénieur-ouvrier anticipe les mutations du monde du travail où tout se démultipliera dans le dévoiement et la flexibilité : il va falloir avoir énormément d’emplois sans être jamais dans un seul travail, ni dans un unique savoir-faire. En retour, il faudra se réapproprier la radicalité de nos aspirations et exigences face aux pouvoirs politiques et économiques actuels[20]. En cela, Frédérique Hérard et Natalina Da Costa énoncent par leurs frêles constructions une critique de la normalisation, car en édictant les normes par consensualisme, on impose une normalité non démocratique et interdit toutes différences, paradigme néo-conservateur par excellence : «  Il faut que tout change pour que rien ne change ». A la nuit tombante, la fermeture des volets de la boulangerie d’Éric et Jacqueline nous pousse sur le trajet retour en méditant sur la capacité de l’architecture – pas des architectes – de changer progressivement la façon de vivre ; convaincu que cela passera par une « sobriété légère ».

[1] Un décret de 1909 exclut l’Aube des zones d’appellation Champagne. La loi du 06 février 1911, promulguée le 11 février, interdit aux vignerons aubois de vendre leur raisin à la Marne pour la fabrication du Champagne. Cette loi met le feu aux poudres car elle ruine les vignerons Aubois. Elle provoque dans la région la fameuse révolte des vignerons dirigée par Gaston Cheq. Le gouvernement envoie l’armée (plus de 3000 hommes) à Bar-sur-Seine le 3 mai pour contrer la fureur des vignerons, puis dans les villages environnants.  Après des années de pression, la loi du 22 juillet 1927 réintègre toutes les communes auboises dans la zone appellation « Champagne ».

[2] La boulangerie d’Éric et Jacqueline 240m² pour 230 000€ ht

[3] Maison d’habitation et cabinet d’architecture 317 m² pour 210 000€ ht

[4] Maison d’habitation Charvot 317 m² pour 210 000€ ht

[5] Maison Caméléon 136m² pour 140 000€ ht

[6] Maison Rouge 160m² pour 120 000€ ht

[7] Maison Enfert 175m² pour 150 000€ ht

[8] RT2012

[9] Jean-Pierre Franzon, gérant de l’entreprise AGCE FRANZON CONSTRUCTIONS METALLIQUES

[10] École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art

[11] FRAMPTON Kenneth. Toward a Critical Regionalism : Six points for an architecture of resistance. in The Anti-

Aesthetic : Essays on Postmodern Culture. edited by Hal Foster, Bay Press, Port Townsen, 1983.

[12] Denise Scott Brown, on Architectural Formalism an Social Concern : a Discourse for Social Planners and Radical Chic Architects, revue « Opposition », 1975

[13] Consommation effective moyenne de  58kWh/m², comprenant la Consommation d’Energie Primaire (CEP) + consommations usuelles pour l’éclairage et l’électroménager, inférieure à la consommation réglementaire BBC,  référence locale à 65kWh/m²

[14] Calcul rapporté avec un ratio au m3. Consommation effective moyenne de 16kWh/m3, alors que la valeur de consommation réglementaire BBC de référence locale est de 26kWh/m3

[15] A titre d’indication, la maison-agence pèse 18 tonnes d’acier et 800kg de bardage d’aluminium, soit une valeur de 7500€ pour la revente des métaux au prix au kilo

[16] 18000kg  d’acier, soit 2,3 m3, avec une énergie grise de l’acier à 60 000kWh/m3 = 137 580 kWh pour les portiques métalliques ; 800kg d’aluminium pour les 300m² de bardage et bac acier, soit 0,3 m3 avec une énergie grise de l’aluminium à 190 000kWh/m3 = 56 296kWh pour le bardage et bac acier ; total de 193 876 kWh ; en comparaison celle énergie représente 3 525m² de mur en parpaings d’une épaisseur de 20cm, soit 705m3 avec une énergie grise à 275 kWh/m3 ; ou encore 700 tonnes de bois d’œuvre non abouté, ni lamellé-collé avec une énergie grise à 180 kWh/m3.

[17] Extension de l’hôpital de Troyes, chantier en cours

[18] Building Information Modeling

[19] Jusqu’à seulement 10% du montant des honoraires de la mission de base

[20] Mondzain Marie-José, L’image peut-elle tuer ? Paris, Bayard, Coll. Le temps d’une question, 2002

Architecte
- Hérard & Da Costa
Maître d’ouvrage
- Privé
Programme
- Boulangerie
Lieu
- Aube
Année de livraison
- 2013
Surface
- 240 m²
Coût
- 0.23 M € HT