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Auteur(s): O. Balaÿ, M. Bonnevie, A. Dos Santos, N. Dubus, K. Lapray, R. Mouterde, P. Rollet
Contributeur: ENSA Grenoble & ENSA Lyon

Expérimenter à l’échelle 1

Pourquoi construire et expérimenter pendant les études d’architecture ? Dans notre société mondialisée, hyper technologique, bouleversée par des crises et des affrontements d’une violence extrême, c’est quoi l’architecture pour le plus grand nombre ? Comment advient-elle à notre ressenti ? Et comment l’enseigner ?

Par la tentative de formalisation rigoureuse d’un enseignement « environnemental » et expérimental de l’habitat du futur qui vise un bonheur humain fondé non pas sur le progrès mais sur la transformation des choses existantes.

Contexte et questions

Pour fabriquer ce futur professionnel, il semble donc urgent de modifier nos enseignements, de dire l’architecture de façon différentielle avant de produire pour les plus démunis : que sait-on de la manière dont les gens choisissent leur vie ? Quelles matières et matériaux sont utilisables pour atteindre les niveaux de performances envisagés tout en participant à la création d’ambiances stimulantes et appropriées aux usages ? Quelle présence symbolique et quel rôle climatique la biodiversité doit-elle remplir dans un environnement construit ? Comment proposer des habitats en accord avec les mouvements et les perceptions d’autres phénomènes du monde habité ? Quels systèmes constructifs et quelle organisation de chantier sont les plus adaptés pour réaliser ces assemblages complexes tout en restant économiquement compatibles avec les moyens du plus grand nombre ?

Enjeu

Les architectes du futur auront appris la pratique interdisciplinaire du métier et le relativisme des normes. Ils auront eu beaucoup d’informations données par la recherche et les études. Ils auront appris à prendre des décisions pour construire avec le recul que permet l’expérimentation à échelle 1, à prendre des décisions pour rendre habitables nos écosystèmes existants, en n’oubliant pas les animaux, les végétaux, les autres organismes, ce qui pose des questions d’esthétique liées aux perceptions, aux matériaux et au coût de construction. Ils auront appris que présenter les notions d’espace public et d’espace privé en les séparant est obsolète, qu’habiter ne peut pas être un « bonheur » si les explications techniques et perceptives ne sont pas vraies en même temps que l’architecture s’intéresse aux gens.

Programme : L'architecture économique et éco-responsable dans les écoles d'architecture